Mutation - Frédérique Lemarchand
nouveau livre de Frédérique Lemarchand Mutation

Le livre MUTATION de Frédérique Lemarchand disponible

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Librairie « l’or des étoiles »
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NOUVEAU !

Mutation

Récit d’une condamnée à vie

 

« Le 11 février 2012, Frédérique Lemarchand est emmenée au bloc opératoire pour y être greffée à la fois du cœur et des poumons. Depuis son enfance, les médecins lui prédisent sa mort prochaine. Avec le mal qui la mine, elle est condamnée. Elle ne peut pas s’en sortir. Sa mère croit si peu en ses chances de survie, qu’elle vend la jument que Frédérique aime pour acheter son caveau pour Frédérique.
Entre son enfance et le jour de son opération, comment a-t-elle fait pour survivre ? Elle ne le dit pas, l’important étant ce qui s’est passé après.
On commence par naître dans la vie. Un jour, on naît à la vie. S’il y a la réalité, il y a la réalité reliée, divinement reliée. Le jour où Frédérique commence à vivre alors qu’elle devrait être morte, elle découvre cette vie autre qu’elle reçoit comme « une invitation à entrer dans un autre champ du réel », ainsi qu’elle l’écrit.
Cet autre champ du réel, elle en fait l’expérience dans son corps. En vivant avec le corps d’un autre, elle vit avec l’amour qui lui a donné ce corps afin qu’elle vive. Cet amour qui est passé par la générosité humaine ne vient pas seulement des hommes. Il vient du Ciel. Elle le sent. Elle le vit. L’amour céleste est une réalité. Elle vit grâce à lui. « M’enfonçant dans ma chair, j’ai touché le ciel », écrit-elle. « Je suis descendue dans ma chair pour escalader la nuit » écrit-elle encore.
En vivant cet amour fait corps qui vit en elle, elle mesure l’hôpital qu’elle connaît bien. Il y a beaucoup d’humanité, beaucoup de dévouement dans l’hôpital. Parfois, il y a plus. Certains médecins sentent ce que Frédérique vit. Ils sont spirituellement reliés. Il y a aussi les effets du progrès technique qui pousse à croire davantage les machines que le cœur qui sent et qui respire. Attention, écrit-elle, « l’hôpital court le risque de devenir inhospitalier ».
Sur sa route, Frédérique croise celle d’Annick de Souzenelle avec qui commence une amitié qui va durer jusqu’à la mort d’Annick. Une merveilleuse communion d’esprit s’engage avec des lettres d’une profondeur inouïe.
Annick et Frédérique ont un point commun. Toutes deux savent non seulement voir mais exprimer ce que peut être le Feu de l’Esprit quand il vient habiter le monde.
Dans son ouvrage Alliance de feu, Annick en parle magnifiquement quand elle compare la Genèse à une danse céleste venant inspirer la Terre et les hommes afin que, eux aussi, se mettent à danser. Frédérique en parle admirablement quand, à propos de Vézelay où elle habite, elle écrit : « Vézelay est pour moi une gigantesque lampe dont le corps est la basilique, l’huile le bestiaire de notre âme et la mèche, l’esprit tendu vers le Feu de l’Esprit Saint ».
En apparence avec Annick qui va de la vie à la mort et Frédérique qui va de la mort à la vie, leurs destins s’opposent. En réalité, ils sont liés, Annick comme Frédérique vivant la même chose à savoir une naissance et non une mort. Cette naissance est manifeste dans le terme même de mort qui, en hébreu, Annick aime le rappeler, veut dire muter.
« L’humanité est promise à une haute naissance », écrit Frédérique. « Le génie cellulaire est le secret de la mutation » écrit-elle encore. En vertu de son origine céleste, la vie est d’une puissance insoupçonnée. Chacune à sa manière, Frédérique et Annick vivent cette mystérieuse puissance.
Annick de Souzenelle a témoigné de l’extraordinaire aventure qu’est la vie à travers la vision inspirée qu’elle a su donner de la vie divine à travers la Bible et les Évangiles. Frédérique dans ce texte ciselé, sobre et somptueux à la fois, témoigne de cet extraordinaire à travers la force de son expérience de survie qui, par la force de son esprit et la beauté de son cœur, se révèle être une expérience de Sur Vie. »

Bertrand Vergely

Bertrand Vergely est né en France en 1954. Normalien et agrégé de philosophie, il est l’auteur d’une cinquantaine de livres et d’articles chez de nombreux éditeurs. Il enseigne la philosophie en classes préparatoires aux grandes écoles en khâgne classique et hypokhâgne B/L. Il professe également à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge. Philosophe, essayiste… il se définit lui-même comme « artisan philosophe » et s’intéresse notamment à la philosophie morale et à la théologie orthodoxe. Il aborde les thèmes de la philosophie et de son histoire — des expériences limites de la mort, de la souffrance, du mal, du bonheur, de l’émerveillement et de la foi. Dans son ouvrage « Retour à l’émerveillement » — Albin Michel 2010 — il rappelle qu’en grandissant, l’enfant perd sa capacité d’émerveillement dans sa confrontation aux contraintes et à la dureté de l’existence. Devenu adulte, il s’oriente alors vers l’idéalisme, « une manière d’intellectualiser le rationnel, en réduisant la réalité à un concept », ou vers le matérialisme, « contre-pied triste et tragique de l’idéalisme, qui dément toute explication intellectuelle », en négligeant généralement une troisième voie qui constitue la base de l’attitude philosophique : l’émerveillement.